Nous sommes dimanche.
Et tous les dimanches ont un goût particulier :
un goût de mélancolie, de tristesse et de solitude.
Le dimanche soir, cette sensation se multiplie.
J’appréhende la nuit qui tombe, le soleil qui se couche.
Je le hais, même, je crois.
Alors même que j’essaie de relativiser, de me dire que ce n’est qu’un passage d’un jour à un autre.
Je me rappelle les dimanches soirs, veilles de rentrée scolaire,
comme ce soir, par exemple,
où le sommeil ne vient pas,
où le ventre se serre,
où l’appréhension prend toute la place.
Je pensais qu’en devenant adulte, tout cela s’évaporerait.
Mais non.
Ce sentiment est encore là.
Le dimanche soir a le goût de la fin d’un film triste,
le goût de la fin d’un moment agréable
qu’on n’a pas envie de voir se terminer,
par peur qu’il nous échappe
et qu’il ne se glisse dans notre tête
comme un souvenir parmi tant d’autres.
Le dimanche soir, le manque de ma famille se fait encore plus sentir,
comme si la petite fille au fond de moi
attendait encore le câlin de ses parents avant de s’endormir.
Alors, dimanche, dis-moi :
que puis-je faire pour que ce jour de la semaine soit plus agréable à vivre,
plus serein, et moins angoissant, moins mélancolique ?
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